Être Country Launcher en start-up

rédigé par Marine Lambert - 1 février 2021
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Le métier de country launcher est un job de plus en plus prisé en start-up. Les missions sont diverses et surtout la dimension internationale du job attire de plus en plus de talents. En effet, pour beaucoup il s’agit de “créer une start-up à l’intérieur d’une start-up”. Pour cela il faut être très autonome et responsabilisé.

C’est le poste rêvé pour tous ceux qui ne veulent pas faire de choix. C’est un job qui comporte à la fois du marketing, de la vente, de la stratégie et des opérations. Vous vous reconnaissez, pas vrai ?

Ce métier, comme tous les métiers d’ailleurs, n’est pourtant pas fait pour tout le monde. Décortiquons ensemble ce qu’il y a derrière pour vous aider à faire le bon choix ! 



Un job ultra entrepreneurial

Lancer un produit sur un marché nouveau, vous aviez raison, c’est effectivement comme monter une startup. Les choses évoluent très vite et il faut savoir s’adapter rapidement.

À la différence d’un entrepreneur qui lance sa boîte, on confie au country launcher les “clefs de la maison”. Il a déjà un produit, les moyens pour le lancer sur le marché dont il est responsable et évidemment des contacts avec les équipes dans le pays d’origine de la start-up. 

De préférence, l’idée est qu’il connaisse très bien le pays qu’il lance (la langue bien sûr, mais aussi les différences culturelles et le marché qu’il va attaquer).



Pour autant, le country launcher n’a pas forcément immédiatement des équipes sur place (à la différence du country manager). Il doit le plus souvent être capable de démarrer seul son marché : ce qui rend son job ultra entrepreneurial.

Qui dit entrepreneuriat, dit opérationnel. Être country launcher revient à avoir une double casquette stratégique et opérationnelle, ce qui rend le job très complet.

La partie stratégique consistera à étudier le marché en amont. L’objectif est de savoir quelles cibles aller chercher, mais aussi étudier les barrières à l’entrée (légales ou administratives par exemple).



La partie opérationnelle, au début, consistera à trouver des premiers clients, lier des premiers partenariats, et mettre en place les outils et la structure nécessaire à faire grandir l’équipe par la suite.

Et c’est cette partie opérationnelle qu’il faut creuser car elle ne convient pas à tout le monde. En effet, elle comporte un gros volet commercial. Si vous n’avez pas une vraie appétence Sales, ne vous tournez pas vers ce job.

La partie sales du job… que vous ne voyez pas forcément

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que le quotidien du country launcher comporte énormément d’aspects opérationnels, dont celui de la vente. 

En effet, l’objectif du country launcher est avant tout d’augmenter le chiffre d’affaires de la start-up en un lieu où elle n’est pas encore implantée.  
Pour cela, il devra démarcher des nouveaux clients sur place, aller signer des contrats, et cela requiert souvent une expérience, sinon une grosse appétence commerciale pour en être capable. 

Par la suite, il aura vocation à recruter des commerciaux, et se détacher peu à peu de cette partie opérationnelle. Mais cela dépendra de sa réussite dans l’atteinte de son objectif commercial sur place.




Le poids de cette partie commerciale du job (souvent invisible aux yeux des talents qui ne sont pas familiers de ce job) dépendra bien sûr de beaucoup de critères : le stade de développement de la start-up, les ambitions de celle-ci, la présence de partenaires déjà sur place, le business model et le produit qu’elle vend, etc.

C’est pourquoi pour faire le bon choix, s’attarder sur la start-up que l’on va rejoindre est très important. Cela permettra de bien comprendre tous les tenants et les aboutissants du poste de country launcher.

Pour faire le bon choix, le choix de la start-up est également primordial

On vous le conseillait déjà, et on vous le rappelle : mettre en perspective un job et le business model de la start-up pour laquelle vous postulez est primordial, surtout quand il existe une partie sales dans votre quotidien.

Par exemple beaucoup de nos talents, après une expérience en conseil en stratégie, cherchent à se reconvertir en start-up et sont attirés par ce poste de Country Launcher.  

Or sur certains postes et sur certains business model (par exemple celui de Phoenix ou Doctolib, basés sur l’acquisition de beaucoup de petits clients), on privilégiera des profils qui ont une expérience sales terrain et qui sont capables de gérer du volume et de faire preuve de beaucoup de résilience pour aller closer des deals.  Ici, le volet stratégique est essentiel mais l’expérience terrain… est primordiale.



Exemple d’un Country Launcher chez Phoenix (qui a une expérience de “business developpement” terrain en amont).

On peut aussi citer l’exemple d’Olivier (qui a été “city launcher” chez Doctolib) et qui est passé par une expérience très terrain en amont pour développer ses capacités sales et opérationnelles.

Pour résumer : le job de country launcher (à ne pas confondre avec country manager!) est hyper complet, riche et passionnant. 

Pour être sûr de faire le bon choix et d’avoir le bon profil, n’oubliez pas toute la partie opérationnelle de ce job et challengez les missions quotidiennes, pour être sûre qu’elles vous plairont. Ceci ne pourra pas se faire sans une analyse de la start-up que vous allez rejoindre, de son produit, business model et des perspectives de ce poste de Country Launcher.

Vous aider à choisir le job et la start-up qui vous conviendra et vous préparer pour vos entretiens, c’est la mission quotidienne de nos Talent Managers chez elinoï.
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