Faire des Opérations en startup, ça veut dire quoi ?

Ops management

Operations Manager, Sales Operations Manager, etc. On entend de plus en plus parler des Ops en startup et les perspectives d’évolution (Chief Operations Officer) en font rêver plus d’un. Mais qu’est-ce qui se cache derrière cet intitulé de poste ? On vous donne les clés pour comprendre ce métier et SES réalités selon le contexte et la structure de l’entreprise. 

Il existe 3 types de rôles d’Opérations en startup 

#1 – Le “Doer”

Comment Cubyn fait pour empaqueter les centaines de colis à gérer tous les jours ? Comment Side, qui propose des missions courtes aux étudiants, fait pour s’assurer de la fiabilité de ses « Siders » ? C’est tout simple, ils emploient des personnes qui s’occupent de BIEN faire tourner la machine : chez Cubyn, certains jobs sont dédiés à l’empaquetage et chez Side certains employés sont en charge d’appeler les « Siders » pour les qualifier et veiller à la bonne gestion des démarches administratives associées. 

On ne va pas vous mentir, sans ces personnes… rien ne fonctionne. Se frotter à ce type de rôles, c’est comprendre sur le terrain l’activité de l’entreprise, étape indispensable avant de pouvoir proposer des innovations.

Ce type de rôle, s’il peut paraître à faible valeur ajoutée, est en réalité clé pour débuter en Opérations si vous n’avez pas encore d’expérience. Pourquoi ? Car c’est le nerf de la guerre de l’entreprise. Passer par ce type de job vous permet également de maîtriser de nombreux outils comme le ticketing ou intercom voire de proposer des améliorations produit si l’entreprise a développé un outil ad hoc.

#2 – Le “Doer/Thinker”

Dans une entreprise spécialisée dans la logistique, les charges sont telles qu’arriver à l’équilibre financier est un vrai challenge. Dans un souci de rentabilité, ce type de structure doit donc sans cesse décortiquer et analyser l’intégralité des process existants pour mettre le doigt sur la moindre étape qui peut être optimisée voir automatisée.
Le but ultime est en effet d’automatiser au maximum son activité pour que la croissance ne dépende pas du nombre de « Doers » et suive une croissance linéaire (pour augmenter de X% le CA, il est nécessaire d’embaucher X% de plus de Doers).
Pour relever ce challenge ambitieux, vous devez être animé d’une véritable envie de vous retrousser les manches pour bien réaliser les missions “opérationnelles” à l’instant T tout en prenant de la hauteur pour analyser les performances et mettre en place de nouveaux process automatisés.
C’est cette double casquette « Doer/thinker » qui permet de mettre en place une boucle itérative d’amélioration des process. Un bon Operations Manager connaît parfaitement les process mis en place et est capable d’identifier les leviers à optimiser pour atteindre l’objectif de performance. Une fois qu’il a conceptualisé et formalisé l’optimisation d’un point A, il est bien entendu en charge de la tester et de l’implémenter.

#3 – Le “Scientist”

Une équipe Ops qui souhaite évoluer se voit rapidement dans l’obligation d’automatiser l’essentiel de sa chaîne de valeur. Mais pour y arriver, elle doit être capable de créer les algorithmes nécessaires. Si vous avez un profil école de commerce ou ingénieur, que vous êtes logique et analytique, c’est bien. Mais souvent ça ne suffit malheureusement plus pour ce type de poste de “Data Scientist” qui correspond généralement à des profils top écoles d’ingénieurs.

Les missions d’un Operations Manager dépendent du stade de développement de la startup 

Pour être tout à fait honnête, les 3 types de missions décrites plus haut cohabitent assez rarement au sein d’une même entreprise. Tout dépend de son stade de développement.

Une startup en early stage souhaite avant tout prouver à son marché la valeur ajoutée de son produit : elle recherche son product Market fit ainsi que ses premiers clients. À ce stade, l’objectif des Opérations est avant tout de faire fonctionner le produit et ce, quitte à ce que ce soit fait manuellement. Elle se tourne donc vers des « Doers » capables de se retrousser les manches pour faire avancer la machine. 

Une fois que son produit s’est fait une place sur le marché, elle cherche alors à l’améliorer ( la data qui commence à être exploitable). Elle étoffe donc son équipe de “Doers” avec des “Doers/Thinkers” dont la mission sera de définir les objectifs et mettre en place des process pour les atteindre. 

Une fois en série B, les « Doers » sont progressivement remplacés par des Data Scientists qui profitent de nombreuses data collectées pour amorcer l’automatisation de la chaîne de valeur. À ce stade, les “Doers/Thinkers” commencent à proposer leur expertise aux autres équipes de l’entreprise car une fois automatisées, leurs missions historiques disparaîtront. 

Mais ne vous y trompez pas : on peut faire des Opérations partout 

Si vous souhaitez faire des Ops sans pour autant travailler dans une entreprise de service logistique, c’est tout à fait possible. Si l’on part du principe (avéré) que toute entreprise vise à optimiser ses performances, elle tend naturellement à devoir mettre en place les process les plus efficaces possibles et donc basés sur les données collectées et les compétences de son ou ses équipes Ops. 

Et si vous êtes à la recherche d’un job qui a de l’impact et que vous avez besoin d’aide pour trouver le job qui vous correspond n’hésitez pas à nous contacter : chez elinoï, nous recherchons en permanence des profils entrepreneuriaux qui n’ont pas peur de se retrousser les manches pour faire avancer les choses !

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