La technique des ponts : comment l’appliquer pour se faire recruter en startup

Recrutement startup : la technique des ponts

Beaucoup de personnes qui ont démarré leur carrière en grand groupe veulent switcher vers des jobs plus entrepreneuriaux, notamment au sein de startups. Dans certains cas, ça veut dire changer de métier.

La “technique des ponts” – comme on la nomme chez elinoï – permet de lier intelligemment ses expériences passées au job pour lequel on postule, même si les missions peuvent paraître différentes. Les anglo-saxons parlent dans ce cas de “transferable skills”.

Oui, “se reconvertir”  en startup est parfois complexe

Imaginons que vous êtes consultant en stratégie dans un cabinet “traditionnel” depuis 3 ans et souhaitez vous tourner vers un job ayant plus d’impact direct sur la vie d’une entreprise.

Le problème… vous lisez les fiches de poste, et parfois :
1/ Vous ne comprenez pas les intitulés de poste (business developer, customer success manager, operations manager, qu’est-ce que ça veut dire ?)

2/ Ou bien, vous comprenez les fiches de poste mais ne vous projetez pas par manque d’idée plus concrète de ce que peut donner le job ou par manque de confiance en vous.

Difficile de se considérer comme “crédible” et avoir de l’aplomb en entretien lorsque l’on postule pour un job différent du sien au sein d’un écosystème qui ne fonctionne pas de la même manière.

Difficile mais… faisable. On vous donne les clés pour y parvenir.

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La “technique des ponts”: créer des liens entre vos expériences et votre futur job en startup.

On vous explique comment l’appliquer 

1- Listez toutes vos compétences “hard skills” et prouvez-les avec des exemples concrets. 
ex : J’ai un très bon niveau en Excel : lors de ma dernière expérience, j’ai dû analyser une base de données de 50 000 lignes de résultats de campagnes marketing pour un client, et ai tout fait en VBA. Cela a permis d’optimiser ses campagnes de 70% et d’augmenter son taux de conversion de 2 points.

2- Listez toutes vos compétences “soft skills” et prouvez-les avec, là aussi, des exemples concrets.
ex : “Je suis très pédagogue. J’ai formé 2 stagiaires que l’on a recrutés en CDI par la suite. En quelques mois, ils avaient un niveau tout à fait honorable pour faire le job et être indépendants sur 80% des sujets. Ils m’ont également donné de bons feedbacks sur ma capacité à transmettre.”

3- Traduisez la fiche de poste et prenez le temps de lire entre les lignes.
Une fiche de poste indique dans le profil recherché “analytique” pour un poste de Business Developer Grands Comptes : vous pouvez en déduire facilement que les clients de startup sont des entreprises du CAC40 et que les interlocuteurs sont probablement des DRH.

1/ Traduction “1er degré : être “analytique” signifie comprendre finement le besoin du client avant même de le vendre, et savoir ROIser (rentabiliser) la vente d’un logiciel à 50K€ / mois.

2/ Ce que ça induit concrètement  : vous devrez donc savoir interagir avec quelqu’un de haut niveau, être bon avec les chiffres et être très à l’écoute.

D’une description qui vous parlait peu, vous conviendrez que vous vous projetez déjà plus facilement après cet exercice.

4- Faites les liens entre vous et la fiche de poste
Faites le lien entre un maximum de compétences humaines et techniques requises pour le poste, et celles qui vous caractérisent, même s’il ne s’agissait pas du même contexte. C’est ce que l’on appelle les transferable skills.

On vous donne un exemple concret

Anna a 28 ans et a déjà 3 ans d’expérience professionnelle en conseil en stratégie. À sa sortie d’école de commerce, elle cherchait un job plutôt analytique et exigeant qui lui permettrait d’être formée et de découvrir plusieurs secteurs. Pari réussi : elle est aujourd’hui imbattable sur excel, a façonné son esprit business et travaillé sur 6 projets dans 6 secteurs d’activités. Forte de ces 3 années dans le conseil, elle souhaite maintenant commencer une nouvelle aventure plus entrepreneuriale. L’écosystème startups lui tape dans l’oeil, elle se penche dessus assez sérieusement.

Elle est intéressée par plusieurs types de jobs mais s’oriente finalement vers une offre de Customer Success Manager. Elle passe alors un 1er entretien dans une startup qui vend un logiciel de e-learning pour former les collaborateurs de grands groupes et compte à date 30 personnes dans ses équipes. L’objectif du poste : fidéliser les clients, optimiser leur utilisation du produit et se positionner comme un véritable expert de son sujet.

Comment créer des liens entre conseil en stratégie vs. Customer success management ?

  • Elle sait interagir avec des clients de haut niveau (le propre des missions en conseil).
  • Elle est à l’aise sur Excel et pourra donc mettre en place des reportings ou des outils de suivi pour analyser les indicateurs clés de ses clients.
  • Elle n’a jamais fait “d’up-sell ou de cross-sell à proprement parler, mais elle a déjà dû convaincre ses clients de prolonger une mission pour aller plus loin dans le projet.
  • Elle n’est pas experte du sujet, mais elle a eu l’habitude de se plonger dans des thématiques différentes à chaque nouvelle mission et sait donc s’adapter à un nouvel environnement.
  • Etc.

Quand on y regarde d’un peu plus près, elle est parfaitement capable de faire mouche en entretien.

Vous ne nous croyez toujours pas ?

Découvrez le profil de Graham Denavit, talent de l’incubateur elinoï, qui a trouvé son job en startup après 3 ans de conseil en stratégie. Le métier de Sales BtoB grands comptes était pour lui un super moyen d’allier : business development, milieu du consulting, startup et international. Comme on l’a fait pour lui et tous nos talents au quotidien, on vous aide à transformer le mythe en réalité : inscrivez-vous ici pour rejoindre notre communauté de talents et passez derrière la porte du monde des startups.


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