Ne pas être le 1e de la classe vous permettra de trouver LE job qui vous va bien.

rédigé par Méryl Gindre - 22 décembre 2020
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Si vous cherchez un job en ce moment et qu’on vous dit qu’un process de recrutement réussi ne se solde pas toujours par une proposition d’embauche, on vous imagine UN PEU tomber de votre chaise.

Et pourtant, comprendre à quel point cela est vrai est capital pour amorcer une recherche de job sereinement. 

On s’explique.

Si vous pensez que réussir un process de recrutement c’est uniquement décrocher une proposition d’embauche, alors il y a fort à parier que vous allez commettre 2 erreurs majeures :

  • Entamer vos process avec une énorme paire d’œillères en vous concentrant uniquement sur la ligne d’arrivée et l’obtention de votre promesse d’embauche.
  • Mener votre process en déguisant trop qui vous êtes pour coller un maximum à l’annonce à laquelle vous postulez ou aux qualités que vous pensez être attendues de vous.

La paire d’œillères ou la politique de l’autruche

elinoï c’est un incubateur de talent. Notre objectif, c’est de permettre à nos talents – arrivés récemment ou non – de trouver le job de leur rêve. Parmi les talents qui rejoignent l’incubateur chaque semaine, certains viennent pourtant fraîchement de décrocher un nouveau job. Ils ont démarré il y a quelques semaines et cherchent déjà à en partir. 

Lorsque l’on essaie de comprendre ce qui est à l’origine de cette volonté, on réalise dans presque 100% des cas que des indices se “cachaient” dans le process de recrutement. Quelques exemples à l’appui : 

Exemple 1 : “Je viens de démarrer un job et je n’ai jamais accès à mon manager. Il ne m’onboarde pas convenablement”.

Indices possibles : les entretiens avec le manager ont été décalés plusieurs fois pendant le process, des entretiens très courts ou encore pas de mention d’onboarding pendant le process de recrutement.

Exemple 2 : “Je viens de démarrer un job et l’ambiance est au plus mal dans l’équipe”.

Indices possibles : pas de rencontre avec les équipes pendant votre process, quelques feedbacks négatifs d’une connaissance ou d’une connaissance de connaissance qui a quitté l’entreprise et que vous avez étiqueté comme “frustré” ou “amère”.

Exemple 3 : “Je viens de démarrer un job et mes missions ne correspondent pas du tout à ce à quoi je m’attendais”.

Indices possibles : une fiche de poste très floue, des entretiens “conceptuels” qui ne rentrent pas dans le concret, pas d’étude de cas, etc. 

Ainsi, sans aller jusqu’à se dire qu’un process de recrutement vous révèlera à 100% le déroulé de votre arrivée et le quotidien de votre job, ce que l’on sait chez elinoï, c’est que le process de recrutement est un miroir ultra fiable de l’organisation, de la maturité et de l’ambiance d’une entreprise. Les détails que vous relevez pendant un process n’en sont donc pas toujours. Si quelque chose vous gêne, ne partez pas forcément en courant mais posez la question. Allez au devant de votre intuition et ne pratiquez pas la fameuse politique de l’autruche qui sera 100% perdante une fois en poste.  

N’oubliez pas, un process de recrutement est une “double vente”. Vous devez certes vous “vendre” (pardonnez-nous l’expression) pour décrocher une proposition d’emploi. Mais gardez en tête que l’entreprise doit également “vendre son poste” et proposer un parcours candidat qui respecte certains standards. Quand ce n’est pas le cas : enquêtez.

Le process déguisé ou celui que votre jumeau “trop parfait” a passé à votre place

Autre écueil très fréquent lorsque que vous vous concentrez uniquement sur le fait de décrocher une promesse d’embauche : “vendre un candidat” que vous n’êtes pas. 

Chez elinoï on appelle ça le syndrome du bon élève. 

Comment cela se manifeste ? En 2 temps : 

  • Tout d’abord en se convaincant soit même que l’on correspond à une offre / des compétences alors que pas vraiment.
  • Ensuite en essayant de persuader les différents interlocuteurs que nous possédons effectivement ces compétences.

Le problème : vous risquez de convaincre les personnes qui vous écoutent et elles ne vous embaucheront pas pour les bonnes raisons. Exemples à l’appui : 

Exemple 1 : “je suis une personne très organisée, j’adore les process et les chiffres”.

Cas souvent observé : en voulant aller trop loin dans le fait que vous êtes bien organisé à titre personnel, vous avez vendu une personnalité ultra analytique, capable de processiser une équipe ou un projet basé sur des chiffres, ce sur quoi vous serez attendu. En revanche, votre capacité à sortir des clous de manière opportuniste ne dégage pas vraiment de valeur aux yeux de l’entreprise. Ce n’est pas ce pourquoi elle vous a embauché. À l’arrivée : 2 déçus. 

Exemple 2 : “j’aime aller au contact avec les clients, j’adore les challenges que pose un cycle de vente”. 

Cas souvent observé : vous avez confondu “vente” et “contact client”. Vous aimez bien être en contact avec des clients existants mais n’avez pas du tout l’âme d’un chasseur avec la capacité de décrocher votre téléphone pour parler avec un prospect qui ne connaît pas votre produit. Erreur de casting pour vous et l’entreprise. 

Ne vous méprenez pas, on sait pertinemment qu’un process de recrutement consiste principalement à se montrer sous son meilleur jour. Il s’agit ici de bien distinguer “meilleur jour” et “jour que vous ne serez jamais”. 

Si vous n’avez jamais fait de sales mais que collecter des fonds pour une association étudiante vous a fait pousser des ailes alors oui, vous êtes surement fait pour ce métier et vous pouvez afficher les qualités d’un commercial. 

En revanche, si une petite voix en vous se dit “faire du contact client, ça peut faire bien sur mon CV, je vais me faire violence chaque jour mais je vais monter en compétence” alors peut être que vous n’êtes pas en train de postuler à la bonne annonce. 

Comment ne pas se mettre des œillères ou vendre un candidat que nous ne sommes pas ? 

Quelques pistes : 

  • Verbalisez vos process, discutez de vos entretiens avec vos proches. Si un détail “louche” vous a gêné et que vous le formulez, vous ne pourrez plus l’ignorer. Alors que si vous gardez chaque round pour vous, c’est beaucoup plus facile de l’enfouir loin, loin, loiiiiin.
  • Faîtes l’exercice des ponts. Si sur certaines compétences vous vous arrachez les cheveux pour trouver un exemple concret : c’est un signe. Vous êtes en train d’essayer de faire rentrer des carrés dans des ronds et cette compétence ce n’est pas vraiment vous ; c’est votre jumeau “trop parfait”

Chez elinoï, c’est le quotidien des équipes Talent Managers et Account Managers qui sont en contact avec les talents de l’incubateur. Ces équipes sont passées maîtres dans l’art d’accompagner chaque talent sur la recherche de leur futur job de rêve. 

On vous fait verbaliser vos doutes, on creuse avec vous vos motivations profondes et SURTOUT on s’assure que les entreprises qui vous accueillent en process aient des process de recrutement qui respectent nos standards de qualité. 

Bref, we have your back !

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