Postuler vous aide à mieux vous connaître.

rédigé par Mathilde Anceau - 15 janvier 2020
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100% des candidats qui trouvent le job qui leur correspond… y ont postulé avant de le décrocher. Véridique. Pourtant dans la vraie vie, vous avez souvent peur de vous lancer, vous vous montrez pointilleux sur vos candidatures et mettez parfois beaucoup de temps à passer à l’action. Tout ça alors que postuler c’est le meilleur moyen d’avoir l’opportunité de décrocher le job de vos rêves mais aussi de mieux vous connaître et donc d’être d’autant plus prêt quand votre “dream job” se présentera. 

Avant toute chose, définissez vos priorités 

Avant toute chose, notez bien que postuler vite ne veut pas dire mal postuler et foncer tête baissée dans vos recherches. Pour candidater vite et bien, prenez le temps de définir vos priorités (secteurs, équipe, projets, missions, etc.) au vu de vos précédentes expériences professionnelles et personnelles. Ce moment d’introspection, même si essentiel, ne doit pas durer trop longtemps au risque de vous bloquer dans votre élan : l’exercice, s’il est sérieusement fait, peut même prendre seulement 2 heures. 

Une fois votre introspection terminée, c’est-à-dire dès lors que vous avez déterminé un premier plan d’action qui sur le papier vous donne les meilleures chances de vous épanouir,  il faut vite le confronter à la réalité. Pourquoi ? Car chaque candidature est l’occasion d’en apprendre plus sur vous-même quitte à redéfinir vos priorités et donc… votre plan d’action

Alors voici trois bonnes raison de rentrer vite (mais bien) en process :

#1 – Vous avancez dans votre réflexion

La recherche de job est souvent associée à un sentiment d’angoisse et de stress car vous avez souvent peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas décrocher le job qui vous correspond. Vous prenez un refus comme un échec ou un jugement de valeur personnel et ce, même si au fond vous n’en vouliez pas non plus de ce job. Vous souffrez de votre entourage qui a trouvé plus vite, qui est mieux payé, qui a trouvé un job-qui-ouvre-toutes-les-portes, etc. Du coup, vous n’osez pas postuler ou tenter de nouvelles choses jusqu’à qu’il soit trop tard.  Et quand vous vous retrouvez avec le couteau sous la gorge, vous passez seulement un ou deux process et avez tendance à accepter la première offre qui tombe. GROSSE ERREUR. 

Tester différentes stratégies de recherche, postuler à différents types de postes dans différentes entreprises est le meilleur moyen de comprendre ce qui vous motive. Un process raté ou avorté par choix c’est donc une occasion de plus d’avancer dans votre réflexion. Et pour que ce soit constructif, réalisez une analyse “post mortem” et posez vous les bonnes questions : 

  • Qui a mis fin au process ? L’entreprise ou vous ? 
  • Vous vous êtes mis des bâtons dans les roues tout seul ? Si oui, pourquoi ? 
  • Vous avez aimé les personnes que vous avez rencontrées ? 
  • Le cas et/ou la simulation vous ont-il plu ? 
  • Vous vous projetiez dans l’entreprise ou pas du tout , 
  • Étiez-vous assez préparé ? Pourquoi ? Si non avez-vous pris le temps nécessaire pour être prêt ? Si non, c’est que vous n’étiez pas si motivé que ça.

Analyser les raisons de la fin d’un process vous permet d’affiner vos priorités et donc de préciser les éléments qui feront qu’un job J vous permettra de vous épanouir plus qu’un autre. 

Par exemple :  vous pensiez spontanément que le conseil en stratégie, du fait des perspectives annoncées et de la rémunération proposée, était fait pour vous. Toutefois, en rencontrant les équipes et en réalisant les cas pratiques, vous vous rendez compte que ni les valeurs de l’équipe, ni les missions proposées ne vous intéressent. D’ailleurs vous n’avez pas réussi à passer le dernier tour. Tant mieux ! Comme pour tous les jobs, le conseil n’est pas fait pour tout le monde. Et cet échec sur le papier est au contraire un pas de plus vers votre job idéal qui se dessine. 

Notre solution

Le mieux pour ne pas se perdre n’est donc PAS d’envoyer 50 CVs, de voir ce qui revient puis de passer x process jusqu’au dernier tour en espérant obtenir une offre. La tactique la plus simple reste de :

  1. Définir deux stratégies de recherche maximum 
  2. .Envoyer 3-4 candidatures par stratégie
  3. Voir les retours 
    1. Entrer en process si il y a des retours positifs 
    2. Sinon post mortem, définir une nouvelle stratégie et reprendre au point 1).
  4. Passer les étapes suivantes
    1. Avancer dans les process si vous prenez plaisir à rencontrer les gens et réaliser les cas pratiques.
    2. Ne pas avoir peur de vous arrêter si vous n’êtes pas à l’aise, ne pas avoir honte si cela ne fonctionne pas. Puis faire l’analyse post mortem, définir une nouvelle stratégie et reprendre au point 1).
  5. Passer les étapes suivantes
  6. Prendre une décision finale
    1. Obtenir une proposition de job qui vous rend heureux et fier. 
    2. Obtenir un refus et donc une occasion d’avancer dans votre réflexion. (Puis faire l’analyse post mortem, définir une nouvelle stratégie et reprendre au point 1)).

Étonnamment, on utilise quotidiennement cette tactique de Test & Learn dans une startup pour faire avancer un projet. Et si ça fait écho à votre façon de penser, surtout n’hésitez pas à vous rapprocher de nous pour qu’on vous aide et qu’on vous fasse gagner du temps dans vos process. 

#2 – C’est l’occasion de vous entraîner 

Passer des entretiens est aussi l’occasion de vous rôder. On ne vous apprend rien, un entretien ça se prépare et ça demande de l’entraînement. Plus vous en faites, meilleur vous devenez. Donc ne faites donc pas l’erreur d’attendre de tomber sur la fiche de poste de vos rêves pour vous lancer. 

Mais pourquoi vous entraîner ? Premièrement car ça vous permet de maîtriser au mieux votre discours et votre storytelling. Si vous maîtrisez la présentation de 100% de vos expériences et que vous savez exactement ce que chacune d’entre-elles vous a apporté en terme de softskills et de hardskills, vous serez capable de piocher judicieusement les éléments pertinents pour une candidature en particulier. Vous serez donc à l’aise et synthétique à l’oral. Et ça c’est le meilleur moyen de séduire votre interlocuteur. 

La seconde raison c’est que vous allez pouvoir vous nourrir des feedbacks positifs et négatifs des recruteurs avec qui vous aurez échangé. Si par exemple on vous reproche d’avoir un langage corporel trop nonchalant ou de ne pas avoir posé assez de questions, ce sont des choses que vous pourrez très facilement corriger sur les prochains entretiens mais faut-il encore avoir posé la question pour obtenir l’information. N’hésitez donc pas à demander des feedbacks à vos interlocuteurs s’ils ne le font pas naturellement. 

Et enfin troisième raison : vous allez vous entraîner aux cas pratiques types pour réussir haut la main celui de votre job idéal, car si l’exercice ne sera jamais exactement le même ce sera souvent un copycat. Si vous postulez à un job de sales, attendez vous à une simulation de vente, si vous postulez à un job en Opérations, attendez vous à un rendu excel, etc.. Pour bien avoir en tête le niveau d’exigence attendu et le type d’exercice proposé en fonction de vos futurs missions (exercice sur table, simulation, présentation power point…), il faut en réaliser plusieurs. 

#3 – Vous en profitez pour mettre à jour vos CVs, LinkedIn et lettres de motivations

Ça paraît évident quand on le lit mais vous l’oubliez souvent : postuler rapidement vous oblige à mettre à jour tous les documents informatifs que vous serez amené à partager lors de vos candidatures et notamment le sacro-saint triptyque : Linkedin, lettre de motivation, CV. On le sait,vous avez généralement tendance à cacher cette tâche ingrate et chronophage sous le tapis jusqu’à ne plus avoir le choix. Mais si vous postulez rapidement, vous serez obligé de vous y mettre. 

Vous pencher sur votre CV/LinkedIn permet de faire le bilan de vos dernières expériences en listant vos missions clés et en les chiffrant. Très utile pour préparer ensuite votre storytelling. 

La deuxième raison est que le temps peut souvent jouer en votre défaveur lorsque vous postulez. Quoi de plus frustrant que de rater l’opportunité de vos rêves simplement parce que ça vous a pris 2 semaines de refaire votre CV et de rédiger votre lettre de motivation. Sur ce point, tenez vous prêt !

Nb : Nous parlons bien sûr de la structure du CV et de la lettre de motivation dans les grandes lignes mais il faudra toujours les adapter en fonction des jobs sur lesquels vous candidatez. Ce qui reste un exercice chronophage et incompressible. 

D’ailleurs, chez elinoï on ne vous demandera pas de CV ni de lettre de motivation, simplement de mettre à jour votre LinkedIn. Pour le reste, nos entreprises partenaires nous font confiance. Si nous passons autant de temps à apprendre à connaître nos talents, nous pouvons par la suite défendre et différencier des candidats bien au delà d’un CV ou d’une lettre de motivation.

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