Savoir faire et faire savoir… l’éternel dilemme

rédigé par Jeanne Vandecastele - 17 février 2021
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Indépendamment du niveau d’expertise sur un sujet, bien parler de ce que l’on maîtrise est indispensable pour trouver un job. Chez elinoï, c’est d’ailleurs un frein que nous rencontrons malheureusement trop souvent chez nos talents, d’autant plus parfois qu’ils sont experts de leur sujet !

Parler de ses compétences en entretien n’est pourtant pas si compliqué, que ce soit pour parler de ce que l’on maîtrise mais aussi de ce que l’on ne sait pas faire. On parle du “faire savoir” où comment parler de vos compétences

Il y a deux risques majeurs lorsque l’on parle de ses compétences : les exagérer ou ne pas en dire assez. Pour éviter de tomber dans l’un ou l’autre écueil, le plus simple est toujours de se rattacher aux faits et de vous préparer à cet exercice.

Conseil #1 : Donnez systématiquement des exemples et des chiffres

Avant l’entretien, préparez la liste des compétences demandées pour le rôle et attribuez à chacune un exemple précis lié à votre expérience.
Pour bien raconter un exemple : 

1/ remettez toujours dans le contexte la problématique à laquelle vous avez dû faire face
2/ la réflexion menée
3/ la solution trouvée
4/ et enfin évidemment le résultat (si possible chiffré). 


N’oubliez pas d’intégrer à vos exemples la notion de travail d’équipe, trop souvent oubliée et ô combien importante.

Conseil #2 : Saisissez les perches que l’on vous tend

Tous les entretiens ne sont pas un interrogatoire et heureusement ! Or un si ce n’est l’unique avantage des entretiens-interrogatoires, c’est qu’il est facile de savoir sur quoi on est testé, et ce que l’on attend de nous. 

Ce n’est pas le cas lorsque l’entretien est davantage une discussion ouverte et le recruteur très bienveillant. Chez elinoï, on entend beaucoup plus souvent de nos candidats “ça c’est super bien passé”, que l’inverse. Et pourtant on s’en doute, tous ne passent pas à l’étape suivante.
Les entretiens sous forme de discussions bienveillantes sont une énorme avancée dans le milieu du recrutement. Ils montrent un véritable changement de paradigme dans les relations recruteurs / candidats. En revanche, dans ces cas-là, il devient parfois difficile de tirer son épingle du jeu. Tout simplement car le recruteur n’a pas l’intention de vous piéger.

Ceci étant dit, il est assez simple de remédier à cet écueil. Toute discussion implique qu’il y a deux acteurs dans la conversation. C’est donc autant à vous de mener l’entretien qu’à votre interlocuteur. Et ce sont autant d’opportunités d’évoquer ce que vous savez faire, en lien avec l’offre. C’est un exercice difficile, et les plus humbles d’entre nous ont parfois du mal à se mettre en avant spontanément. 


Une bonne tactique est de poser des questions pour bien comprendre une partie de la mission et de rebondir à la réponse en donnant un exemple qui illustre votre compétence sur ce sujet.

Conseil #3 : Tendez vous-même les perches

Au début de chaque entretien, il est très classique de demander au candidat de se présenter brièvement. On sait tous que le principe n’est pas de réciter son parcours depuis le brevet ou la maternelle. Mais cet exercice reste trop souvent sous optimal.

Il est souvent jugé fastidieux à faire comme à écouter alors qu’en réalité c’est une véritable opportunité pour prendre le lead de l’entretien. 

Cette brève présentation, de moins de 2 minutes, on préfère l’appeler ‘storytelling’. C’est le moment de vous raconter autour de l’offre et surtout de poser les billes sur lesquelles vous souhaitez que le recruteur rebondisse ensuite.
Il faut expliquer votre réflexion sur votre parcours et faire comprendre en quoi vous vous projetez naturellement dans le projet d’entreprise et la mission, le tout en disséminant régulièrement des exemples, des projets, des compétences qui vous rapprochent du poste. Ici n’en dites pas trop. Il faut susciter la curiosité de votre interlocuteur.

Maîtriser l’art du storytelling est une vraie force et possède trois grands avantages. Vous créez une excellente première impression, vous maîtrisez les compétences qui seront abordées (et dont vous aurez préparé de nombreux exemples), et enfin, mais presque le plus important, vous facilitez énormément la vie du recruteur, qui n’a plus qu’à rebondir et à saisir vos perches.


Chez elinoï, nous avons développé notre méthodologie d’accompagnement autour de ces trois principes fondateurs. Avec de la préparation, de l’entraînement, et les bons réflexes en entretiens, même les candidats les plus réservés réussissent à révéler leurs talents face aux recruteurs !

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